Les lésions des poulies digitales

Il s'agit d'une lésion qu'on retrouve de façon exclusive chez les grimpeurs, lors de la pratique de l'escalade.

Les contraintes de traction exercées par les tendons fléchisseurs sur les poulies lors de la prise "arquée" provoquent une déchirure longitudinale des poulies, essentiellement au niveau de A2 et A3, plus rarement A1 ou A4.

La rupture se fait habituellement latéralement, au niveau de l'insertion de la poulie sur la phalange.

Le diagnostic

Cliniquement, le début est brutal, pendant une prise arquée, le patient ressent au niveau du doigt une douleur aiguë qui lui fait lâcher prise.

L'interrogatoire peut retrouver une douleur locale "prémonitoire" lors de la précédente séance d'escalade, qui traduit le début de la déchirure de la poulie.

L'examen retrouve un oedème en regard de la poulie rompue et la palpation fine peut provoquer une douleur sur le bord latéral de la poulie au niveau de la rupture.

Si la rupture est partielle, il n'existe pas de corde d'arc. En revanche, si elle est complète, la corde d'arc en contraction des fléchisseurs est nette par rapport aux doigts adjacents.

En cas de doute, le scanner ou l'IRM affirment le diagnostic en montrant le décollement anormal entre les tendons fléchisseurs et le squelette phalangien.

Le traitement

Si la rupture de poulie est partielle, absence de corde d'arc, le traitement est médical :

  • repos sportif complet
  • appareillage externe par bague circulaire pendant 6 semaines.

S'il existe une rupture complète, corde d'arc, la cicatrisation des poulies est plus difficile à obtenir par traitement médical, et il vaut mieux les réparer chirurgicalement. Dans ce cas, la reprise de l'escalade n'est autorisée qu'au bout de 8 semaines.